
Commémoration du 8 MAI 2026 dans notre commune.
8 mai 1945 : le discours radiodiffusé de Charles de Gaulle
Le 8 mai 1945, Charles de Gaulle s’adresse aux Français à la radio pour annoncer la capitulation de l’Allemagne nazie. Un discours marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe et le début d’un nouvel espoir pour la France libérée.
« La guerre est gagnée ! Voici la Victoire ! C’est la Victoire des Nations Unies et c’est la Victoire de la France !
L’ennemi allemand vient de capituler devant les armées alliées de l’Ouest et de l’Est. Le Commandement français était présent et partie à l’acte de capitulation. Dans l’état de désorganisation où se trouvent les pouvoirs publics et le commandement militaire allemands, il est possible que certains groupes ennemis veuillent, ça et là, prolonger pour leur propre compte une résistance sans issue. Mais l’Allemagne est abattue et elle a signé son désastre !
Tandis que les rayons de la Gloire font une fois de plus resplendir nos drapeaux, la patrie porte sa pensée et son amour d’abord vers ceux qui sont morts pour elle, ensuite vers ceux qui ont, pour son service, tant combattu et tant souffert ! Pas un effort de ses soldats, de ses marins, de ses aviateurs, pas un acte de courage ou d’abnégation de ses fils et de ses filles, pas une souffrance de ses hommes et de ses femmes prisonniers, pas un deuil, pas un sacrifice, pas une larme, n’auront donc été perdus !
Dans la joie et la fierté nationale, le peuple français adresse son fraternel salut à ses vaillants alliés qui, comme lui, pour la même cause que lui, ont durement, longuement, prodigué leurs peines, à leurs héroïques armées et aux chefs qui les commandent, à tous ces hommes et à toutes ces femmes qui, dans le monde, ont lutté, pâti, travaillé, pour que l’emportent, à la fin des fins, la justice et la liberté.
Honneur ! Honneur pour toujours, à nos armées et à leurs chefs ! Honneur à notre peuple, que des épreuves terribles n’ont pu réduire, ni fléchir ! Honneur aux Nations Unies, qui ont mêlé leur sang à notre sang, leurs peines à nos peines, leur espérance à notre espérance et qui, aujourd’hui, triomphent avec nous.
Ah ! Vive la France ! »
Discours des Maires
Mesdames et messieurs les élus, Mes chers concitoyens, I l y a 68 ans, l’Allemagne hitlérienne capitulait. Le 8 mai à minuit, l’effroyable guerre qui ravageait depuis six ans l’Europe prenait fin. La liberté triomphait d’une idéologie nourrie de haine et de terreur. Nous sommes aujourd’hui rassemblés pour commémorer, comme tous les ans, l’anniversaire de la victoire des Alliés, et rendre hommage aux victimes de ces terribles années de guerre, l’une des plus meurtrières de l’histoire de l’humanité. En ce jour symbolique, nous rendons hommage à celles et ceux qui ont combattu et sont morts au nom de la liberté, mais aussi à toutes les victimes de cette tragédie sans équivalent, et perpétuons leur souvenir. Le 8 mai 1945 marque la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, l’une des périodes les plus sombres de notre histoire. Ce second conflit mondial représente un traumatisme sans précédent pour le monde. Il est avant tout marqué par une véritable hécatombe démographique : plus de 50 millions d’êtres humains périrent pendant cette terrible guerre. Ce sont les victimes militaires des combats, les pertes civiles dans les bombardements et, bien sûr, les victimes des génocides. A ces sinistres chiffres doivent encore s’ajouter 35 millions de blessés et plus de 3 millions de disparus. Ici même, devant ce monument aux morts où nous nous inclinons en hommage aux millions de victimes de cette folie destructrice organisée, programmée et exécutée au nom d’une idéologie barbare, nous nous élevons avec force et détermination contre l’ignoble contre l’ignoble trahison de l’Histoire, contre le mépris du souvenir aux disparus.
Aussi, la tête haute, forts de nos convictions républicaines,
nous rappelons que le 8 Mai devient chaque année
davantage le moment de symboliser et de porter les
valeurs de respect et de dignité tirées des enseignements
de notre histoire.
Le 8 mai 1945, c’est la fin de la peur, l’avènement de l’espoir, la victoire.
En France, cette victoire représente le fruit de l’effort, du
courage, du sacrifice de toutes celles et ceux qui n’ont
jamais désespéré. A l’instar du général de Gaulle, tous
ont eu foi en notre pays, en sa capacité à mener le juste
combat contre tout ce que le XXe siècle connaissait de
plus absurde et de plus monstrueux.
Grâce à ces hommes et à ces femmes, différents par leurs
origines, leurs histoires, leurs parcours, mais réunis par
un idéal commun, la France a pu, après la guerre,
retrouver pleinement son rang dans le concert des nations.
Leur exemple a toujours valeur d’actualité. Ils nous ont
prouvé tout ce qu’une nation, riche de son histoire et
unissant ses forces, est capable de réaliser pour surmonter
l’insurmontable.
Tout cela nous confère le devoir de célébrer la date du
8 mai 1945. Nous devons le faire par fidélité envers la
mémoire de celles et ceux qui ont perdu la vie dans ces
combats pour notre liberté. Nous devons le faire par fidélité
à la mémoire de tous les combattants. Nous devons
le faire par fidélité à la mémoire de celles et ceux qui ont
péri dans les prisons et dans les camps.
Il est plus que jamais utile aujourd’hui de réfléchir à cette
pensée du résistant Pierre Brossolette : « Ce que nos morts
attendent de nous, ce n’est pas un sanglot, mais un élan. »
Souvenons-nous aujourd’hui, demain, toujours, de ce que
signifie ce 8 mai 1945. Souvenons-nous et n’oublions jamais.
Vive la Paix, vive la République, Vive la France.
« Vive la France, Vive notre Commune, Vive Boutx. »
« Le conseil municipal et moi même vous invitons au verre de l’amitié.
Merci à tous. »
